lundi 18 juillet 2016

Ajouts PAL - Juin 2016

Mars 1943. Le Reich vient de perdre Stalingrad. Pour Joseph Goebbels, il faut absolument redonner le moral à l'armée allemande et porter un coup aux Alliés. Or sur le territoire soviétique, près de la frontière biélorusse, à Smolensk, ville occupée par les Allemands depuis 1941, la rumeur enfle. Des milliers de soldats polonais auraient été assassinés et enterrés dans des fosses communes. L’armée Rouge serait responsable de ce massacre. Goebbels, qui voit là l’occasion de discréditer les Russes et d’affaiblir les Alliés, décide l’ouverture d’une enquête. Le capitaine Bernie Gunther du Bureau des crimes de guerre, organisme réputé antinazi, est la personne idéale pour accomplir cette délicate mission.



1943. L'Europe est dévastée par la guerre. James Falcon, éminent spécialiste des strigoï ; les vampires qui infestaient autrefois les forêts les plus reculées de Valachie, est contacté par le contre-espionnage américain. Sa mission : traquer et éliminer les strigoï qui combattent aux côtés des nazis et déciment les rangs de la Résistance en France, en Belgique et aux Pays-Bas. Mais le plus redoutable d'entre eux, Dorin Duca, lui échappe.
Quatorze ans plus tard, une nouvelle mission l'envoie cette fois en Angleterre, où plusieurs massacres commis dans la banlieue de Londres portent la signature des strigoï, conduits par Dorin Duca, mystérieusement réapparu. James, avec l'aide de Jill, une jeune femme d'une sidérante beauté et maître-chien émérite, dirige les investigations pour mettre fin à ces tueries. Mais il est loin de se douter de la révélation finale...


Juin 1940: l'effondrement militaire de la France laisse des milliers de réfugiés totalement à la merci des nazis. Mandaté par une organisation humanitaire, un jeune Américain de trente-trois ans, Varian Fry, diplômé de Harvard, débarque à Marseille. Sa mission: sauver des intellectuels et des artistes menacés par les nazis. Seul, sans moyens ni soutien, il va en treize mois aider quatre mille personnes et en sauver près de deux mille, parmi lesquelles Marc Chagall, Max Ernst, André Breton, Benjamin Péret, Remedios Varo , Victor Serge, André Masson.






















jeudi 2 juin 2016

Ajouts PAL de mars à mai 2016

J'ai un peu laissé ma PAL grossir sans prendre la peine d'écrire un article pour les présenter ici. Donc voici un liste des livres qui ont rejoint ma pile à livre depuis le... 4 mars 2016.

-Fatherland, Robert Harris
-The Price of Salt, Patricia Highsmith
-La Peur, Stefan Zweig
-Destruction d'un coeur, Stefan Zweig
-Les Prodiges de la Vie, Stefan Zweig
-L'Indésirable, Sarah Waters
-Le Retour du Professeur de Danse, Henning Mankell
-La Route, Cormac McCarthy
-Voyages, Stefan Zweig
-Les racines intellectuelles du Troisième Reich - La crise de l'idéologie allemande, George L. Mosse
-La Grande Guerre : 1914-1918, Marc Ferro
-Correspondances : 1897 - 1919, Stefan Zweig
-Etre Sans Destin, Imre Kertesz
-La Métamorphose, Franz Kafka
-Jonathan Strange & Mr Norrell, Susanna Clarke
-Les Rêveries du Promeneur Solitaire, Jean-Jacques Rousseau
-La Dimension Fantastique #1, Barbara Sadoul
-Auschwitz Graffiti, Adrien Le Bihan
-Pride and Prejudice and Zombies #1, Seth Grahame-Smith
-Etranges Rivages, Arnaldur Indridason
-A Mind To Murder (Adam Dalgiesh #2), P.D. James
-A Story of Love and Other Non-Science Fiction Stories, Ray Bradbury
-Worlds Enough and Time: Five Tales of Speculative Fiction, Dan Simmons
-Les vestiges du Jour, Kazuo Ishiguro
-Le Livre de la Vie, Martin Gray
-A Possible Life, Sebastian Faulks
-Syngué Sabour : Pierre de Patience, Atiq Rahimi
-Ostend: Stefan Zweig, Joseph Roth, and the Summer Before the Dark, Volker Weidermann > Lu
-Le Revenant, Michael Punke > lu
-Atlantide, Clive Cussler

Inutile de dire que mes bibliothèques déjà blindées ont un peu de mal à accueillir les nouveaux venus :D 

lundi 8 février 2016

Opération Napoléon - Arnaldur Indridason

J'ai souvent entendu parler de cet auteur islandais et c'est avec curiosité que j'ai acheté ce livre dont la couverture et le résumé m'ont beaucoup attirée. Islande + nazis = moi contente !

Voici donc un superbe thriller, noir comme la nuit Islandaise. Seconde Guerre Mondiale : un avion allemand s'écrase sur un glacier islandais qui finit par engloutir l'appareil, avec à son bord des allemands ET des américains... S'ensuivent des recherches effrénées parce que les Américains veulent faire disparaître ce bombardier Junkers qui contient des secrets dérangeants. De nos jours, l'avion réapparaît, et l'Oncle Sam est prêt à tout pour effacer son existence. C'est bien malgré elle que Kristin, la principale protagoniste, se retrouve mêlée à cette chasse à l'avion qui est le tombeau d'un monstrueux secret.

Tous les éléments sont donc réunis pour faire de ce livre un thriller glaçant comme l'hiver islandais (oui ok, j'arrête...). Kristin est attachante, c'est une femme indépendante qui aime la solitude. J'aime beaucoup ces histoires dans lesquelles les femmes sont fortes mais vulnérables, sensibles mais avec un sang-froid (presque) à toute épreuve. L'intrigue est passionnante et déroulée avec brio je trouve, malgré quelques longueurs (ou alors c'est juste moi qui avait hâte de connaître la fin ^^).
En ce qui me concerne, je ne me suis doutée de ce que renfermais l'avion qu'à la toute fin du roman : je trouve qu'Indridason est très doué pour faire avancer l'intrigue et tenir le lecteur mais sans trop en dévoiler. Je veux dire, c'est juste délectable d'avaler les pages, de sentir ses yeux qui s'écarquillent au fil des mots et se dire à la fin "OH.MON.DIEU" non ?

J'ai adoré l'atmosphère du roman : les personnages baignent dans une espèce de clair-obscur et j'ai personnellement trouvé que l'auteur parvient admirablement à nous faire goûter à son pays, à son hiver, ses glaciers, son froid mordant et mortel, à décrire certains de ses personnages qui pour certains sont tout aussi froid et mortels que l'hiver. Et cette atmosphère sert vraiment très bien le mystère obscur qui entoure l'avion - en fait j'ai eu la sensation de baigner dans le noir presque total tout au long du roman et puis soudain à la fin chaleur, soleil, illumination...

vendredi 29 janvier 2016

Ajouts PAL décembre 2015


Offert par un ami
The Ramayana (Journey of Rama) is possibly the world's oldest literature. Cherished throughout India and much of Asia for centuries, it has been faithfully preserved and passed on through poems, folk tales, music, dance, drama, sculpture, painting, even film and graphic novels. This story and its characters have captured the hearts and minds of countless generations. Revered through the ages for its moral and spiritual wisdom, it is an uplifting tale of romance and high adventure, recounting the odyssey of Rama, a great King of ancient India.






Dans ma période The Walking Dead... Faut bien faire passer l'attente jusqu'au 14 février !! :p
À la suite d’une catastrophe mondiale les pays les plus développés sont envahis par des hordes de zombies cannibales. Seules quelques enclaves subsistent, en Somalie notamment. À la recherche d’un remède au virus, un groupe d’adolescentes surarmées, menées par un vétéran, se rend à New York. Tous se croient préparés au pire. Mais dans l’île de Manhattan en ruine, ils vont bientôt découvrir que la non-mort est loin d’être le destin le plus terrifiant…





J'ai eu la chance de partir en Suisse début janvier, et j'ai trouvé ce livre d'occasion dans une petite librairie/papeterie dans le petit village où nous nous trouvions.
Just across the River Thames from St Paul’s Cathedral stands an old and elegant house. Over the course of almost 450 years the dwelling on this site has witnessed many changes. From its windows, people have watched the ferrymen carry Londoners to and from Shakespeare’s Globe; they have gazed on the Great Fire; they have seen the countrified lanes of London’s marshy south bank give way to a network of wharves, workshops and tenements – and then seen these, too, become dust and empty air. Rich with anecdote and colour, this fascinating book breathes life into the forgotten inhabitants of the house – the prosperous traders; an early film star; even some of London’s numberless poor. In so doing it makes them stand for legions of others and for a whole world that we have lost through hundreds of years of London’s history.



Je vais voir la pièce avec Francis Huster au mois de mars, il est donc impératif de livre le livre avant ! 
Czentowicz, champion d'échecs arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnamment stupide, occupe le premier plan jusqu'à l'entrée en scène de Monsieur B. Dès lors que cet aristocrate autrichien s'intéresse à la partie livrée entre le champion et les passagers amateurs, la direction du texte bascule. Par un effet de symétrie, la narration se transforme en un face à face tendu entre un esprit brillant et rapide à l'intelligence abstraite et un cerveau au pragmatisme brutal, incapable de projection véritable. Mise en scène percutante de la résurrection de la folie, cette nouvelle oscille entre ouverture et enfermement. Dans cette avancée implacable de la stupidité destructrice, allégorie de la victoire du nazisme mais aussi chef-d'oeuvre de composition, Zweig s'intéresse peu à la survie du corps, préférant montrer les réactions de l'esprit, qui trouve un symbole parfait dans ce jeu éminemment intelligent mais désespérément stérile. Publié en 1943, un an après le suicide de son auteur, Le Joueur d'échecs fait figure de testament dans l'oeuvre de Zweig.





Lors d'une promenade au jardin des Tuileries, Henri de Marsay, jeune dandy parisien, croise le regard de Paquita Valdès, une bohémienne à la beauté envoûtante. Il tombe sous le charme de la jeune femme, farouchement gardée par un mystérieux tyran, et décide de l'enlever... Dans ce court roman, Balzac peint un amour où se mêlent cruauté et volupté. Il fait une autopsie féroce des rapports sociaux et amoureux. Un récit captivant et sulfureux.  






Ils étaient cinq. Cinq soldats français condamnés à mort par le conseil de guerre pour s'être automutilés. Cinq soldats qu'on a jetés dans la neige de Picardie, un soir de janvier 1917, devant la tranchée ennemie, pour qu'on les tue. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté désespérément de survivre. Le plus jeune était un Bleuet, il s'appelait Manech. Il n'avait pas vingt ans. Après la guerre, Mathilde, qui aime Manech d'un amour à l'épreuve de tout, va se battre pour le retrouver, mort ou vivant. Elle y sacrifiera ses jours, et malgré le temps qui passe, malgré les mensonges et la loi du silence, elle ira jusqu'au bout de l'espoir insensé qui la porte.



Enseveli sous un monceau de cadavres, le colonel Chabert meurt une première fois à la bataille d'Eylau. Déterré vivant, il n'est plus, dix ans plus tard, qu'un fantôme, un survivant de l'épopée napoléonienne. Humilié, chassé : la société, la France de la Restauration, personne ne veut plus de lui ; sa femme elle-même, remariée à un aristocrate, refuse de reconnaître ce vaincu. Comment obtenir qu'on lui rende son épouse, sa dignité, son rang ? Telle est la tragédie de Chabert, face à la trahison et à l'infamie. Ce drame d'un homme tiraillé entre sa force d'âme et sa faiblesse de coeur est de tous les temps. Si le colonel Chabert avait été tué à Eylau, il serait devenu un héros parmi d'autres. Ressuscité et misérable, tel que le génie de Balzac le montre, il entre dans l'immortalité.

mardi 26 janvier 2016

Sa vie dans les yeux d'une poupée - Ingrid Desjours

Ingrid Desjours a ce talent incroyable de créer et de faire vivre des personnages arrachés, déchirés par la vie, à la personnalité fouillée et décrite avec subtilité. C'est du moins ce que je pense après avoir lu mon deuxième Ingrid Desjours (le premier était "Les Fauves"). J'ai retrouvé avec plaisir la patte de l'auteur, et comme je le disais ces personnages cabossés qui avancent cahin-caha dans la vie, et dont on sait que l'issue pour eux ne va pas forcément être joyeuse. Dans ce roman-thriller, nous suivons Marc, policer à la brigade des moeurs, et Barbara, esthéticienne. Marc est provocateur, cynique et mysogine ; Barbara, candide, bizarre, un peu schizophrène, sous l'emprise d'une mère violente. Marc est affecté à la traque d'un psychopathe et son chemin va croiser celui de Barbara... J'ai trouvé assez fascinant de suivre les changements qui s'opèrent chez nos deux protagonistes au fil de l'histoire et des épreuves qu'ils traversent. Et si vous connaissez Ingrid Desjours, vous savez que ce ne sont pas de petites épreuves de conte de fée, mais bien celles qui laissent des marques profondes, dont on se ne relève parfois pas... En dire plus dévoilerait l'intrigue (d'ailleurs le résumé de quatrième de couverture est très succinct), et je terminerais en disant que j'ai lu ce livre avec une espèce de fascination horrifiée ; on assiste bouche bée à la lente descente aux enfers des personnages, avec parfois une infime lueur d'espoir. C'est ça qui est terrible avec Ingrid Desjours : ses flots d'encre emportent parfois ses hommes et femmes de papier loin des tourments, on les sent s'accrocher pour ne pas tomber dans l'abysse, mais d'un coup de plume l'obscurité retombe...

mardi 8 décembre 2015

Avant la haine - Thierry Cohen

Je remercie Babelio ainsi que les éditions Flammarion pour m'avoir fait découvrir ce livre grâce à l'opération Masse Critique sur le site. Je m'excuse aussi de n'avoir pas publié ma critique dans le temps imparti ; par manque de temps je n'ai toujours pas fini ce livre-pavé qui fait quand même plus de 600 pages. J'ai tout de même décidé d'écrire une critique, car j'ai assez de notes et j'ai assez avancé dans l'histoire pour être en mesure d'en parler.

Avant la haine met en scène deux protagonistes, Raphaël, juif, et Mounir, musulman. Thierry Cohen nous conte avec brio et poésie l'amitié de ses deux garçons aux origines différentes, depuis leur enfance jusqu'à l'âge adulte, sur fond d'actualités de l'époque - le conflit israélo-palestinien par exemple - ou du passé - la Shoah -, de conflits, de racisme, de joies et de peines, d'apprentissage de la maturité...

Ce livre très bien documenté prend parfois des allures d'étude sociologique et sociale, tant on remarque que Cohen s'est investi dans sa narration, dans les détails qu'il donne (ce qui rend parfois quelques passages un peu longuets cependant), dans les réflexions de ses personnages. On assiste au lent rapprochement de Mounir et Raphaël, aux liens qu'ils commencent à tisser ; comment la montée du racisme, de l'antisémitisme et des partis extrémistes les rapproche aussi, comment ils y font face. Ce qui est intéressant dans ce livre, c'est cette alternance des narrateurs : le lecteur se retrouve ainsi présenté deux versions d'un même événement, deux visions différentes du monde, et surtout deux visions de la même amitié.

Les personnages sont fouillés et je n'ai pas eu l'impression d'être face à des stéréotypes. C'est assez fascinant de suivre les personnages durant leur enfance, puis leur adolescence, avant leur entrée dans l'âge adulte. Les interventions de Raphaël sont parfois plus longues que celle de Mounir, il est un peu plus prolixe que son ami. De fait, on perçoit bien la différence entre les deux garçons, leur personnalité est bien définie et je pense que même sans l'indication de qui parle au début de chaque chapitre, le lecteur n'aurait pas de mal à s'y retrouver.

Des questions fondamentales sont posées, comme par exemple, faut-il se fondre dans la masse et devenir totalement "Français" ou au contraire affirmer sa différence, cultiver ses origines pour ne pas les oublier ? Cohen présente nettement au lecteur ce fossé entre d'un côté les parents des deux garçons, qui veulent absolument gommer leurs différences pour s'intégrer, et de l'autre les enfants qui prennent lentement conscience de leurs origines et veulent mieux les connaître pour les arborer fièrement.

Avant la haine s'intègre parfaitement à notre contexte actuel et cela en fait une lecture d'autant plus intéressante. C'est un ouvrage qui donne matière à penser sur beaucoup de sujets, notamment la tolérance, le partage et le respect, la différence...
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...